Faux départ à Maupiti

Publié le par Anouk

Le Pacifique portait bien mal son nom ce jour là. Un tremblement de Terre au Japon et une alerte Tsunami jusqu'au Pacifique Sud. Bien entendu, je ne vais pas commenter l'actualité tragique qui touche les nippons, car ce n'est pas le propos du blog et même si Antoine et moi éprouvons, comme n'importe qui ayant vu les images, beaucoup d'effroi, je ne donne que très égoïstement des nouvelles de notre petite vie polynésienne.

Ce matin-là, on s'est levé très tôt pour prendre l'avion. L'esprit embrumé par le sommeil, on se regarde interloqué en entendant une sirène à Papeete. Oh non...je fais très rapidement le lien. En effet, ça va faire la quatrième alerte tsunami que nous vivons depuis que nous sommes à Tahiti. La population est rodée. Et la veille j'avais entraperçu sur internet l'annonce de la catastrophe naturelle subie par le Japon. Nous nous rendons à l'évidence : nous n'allons pas pouvoir partir.

 

Quelle déception! Nous attendons notre ami Romain qui devait être de la partie pour ce séjour. Il arrive tout enjoué et ravi de partir, mais à voir nos mines déconfites, son attitude se fige. On prend notre petit-déjeuner, sans nous presser, en écoutant les informations sur Polynésie Première, le nouveau nom de RFO. Le Haut Commissariat ordonne à la population de s'éloigner des côtes et des baies et de regagner les hauteurs, en attendant que la vague annoncée arrive. Elle est prévue entre 7 et 8 h du matin. On ironise sur le zèle des autorités qui en font beaucoup trop pour une vague de 15 cm et en même temps on excuse leur précaution et surtout la faute qu'on leur rejetterait si jamais il y avait la moindre conséquence matérielle ou humaine. On prend notre mal en patience et on relativise beaucoup notre petit malheur en découvrant la violence des images dans le Pacifique Nord.

On scrute le récif et en effet, on le distingue moins bien que d'habitude, enfin...je crois ?

 Maupiti 3909 

Maupiti 3920

Maupiti 3935

 Antoine prêt à shooter La vague. La barrière de corail qui disparaît. Les bateaux qui s'étaient mis à l'abri au large rentrent au port, une fois l'alerte levée.

 

 

L'alerte est enfin levée. On déboule à l'aéroport avant que ce soit la cohue sur les routes. Que va-t-il en être de notre sort ? Pour tuer le temps, on se prend un petit déj, le troisième depuis le premier à 4h30. Qu'est-ce qu'on peut bouffer pour s'occuper! L'obésité est le symptome de l'ennui. Et c'est pas à l'aéroport de Faa'a qu'on passe du temps dans les boutiques.

Maupiti 3939

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Maupiti 3943

 

 

Quand le stand d'Air Tahiti ouvre enfin, et après de longues minutes à poireauter, on apprend avec soulagement que notre vol est reprogrammé dans l'après-midi.

 

 

Maupiti 3945

Je passe mon temps à shooter les passants

 

 

Notre week end sera tronqué d'une journée, tant pis : Maupiti est une si petite île, on concentrera notre découverte terrestre et aquatique en 2 jours.

 

Une fois dans l'avion, notre petite mésaventure est quasi oubliée. On survole les îles sous le vent pour atteindre notre destination : Maupiti, l'île aux deux montagnes, surnommée l'île secrète et l'île sans hôtel....

 

Maupiti 3970

Huahine

 

Maupiti 3988

Tahaa

 Maupiti 3996

 Mopelia

 

Maupiti 4003

 Bora Bora

 

Maupiti 4012

 

Et Maupiti

 

Maupiti 4026

 

 

Maupiti 4027

Publié dans Les Iles sous le Vent

Commenter cet article

teiva 16/03/2011 09:51


l'effroi ressenti ressemble plus à une belle indifférence. Soyez honnètes.


Anouk 25/01/2012 20:01



?comme pour vous, non?



punky 15/03/2011 23:00


Vivement la suite des images! à bientôt autour d'une table j'espère! ;o)


BERNARD Jean Claude 15/03/2011 11:34


J'admire beaucoup votre attitude décontractée en face les événements qu'il faut relativiser bien sur par rapport à la situation au Japon. Y aurait-t' il ? une relation entre le fatalisme du
Pacifique nord et celui du Pacifique sud? Le reportage est toujours aussi intéressant et les photos très jolies.